Le Togo et l’Irlande ont procédé à New York à l’établissement de relations diplomatiques. L’accord a été signé par Franck Kokou Kpayedo, l’ambassadeur du Togo aux Nations Unies, et Geraldine Byrne Nason, la représentante de Dublin à l’ONU. Les deux représentants permanents se sont félicités de la convergence de vues sur les grandes questions internationales, ainsi que de la qualité des relations bilatérales. Ils ont convenu, au regard des potentialités économiques des deux pays, d’explorer les pistes de coopération, notamment dans le domaine des transports, du commerce, des services, des finances et de la promotion de la gouvernance. Franck Kokou Kpayedo n’a pas manqué de présenter à la partie irlandaise le Plan national de développement (PND), un programme économique que le Togo vient de lancer.
SAINT-MARIN ET LE TOGO ONT ÉTABLI DES RELATIONS DIPLOMATIQUES
La République de Saint-Marin (61,2km2, 34.000 habitants) est un micro-Etat européen enclavé en Italie. Il est le troisième plus petit pays d’Europe après le Vatican et Monaco. L’économie du pays est essentiellement liée à celle de l’Italie, qui absorbe 87,4% de ses exportations. La neutralité s’est imposée à la République dès le XVème siècle. A travers son action internationale, la République cherche à devenir un lieu de dialogue et de défense de valeurs telles que la paix, les droits de l’Homme, la diversité des cultures et la solidarité entre les peuples. Elle tend également à se rapprocher des autres micro-états pour faire entendre sa voix sur la scène internationale. Saint-Marin est aujourd’hui encore très attachée à sa ‘neutralité active’.
UNE TOGOLAISE AU SERVICE DE LA PAIX
Le rôle du Togo au sein de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) est très important. Le pays contribue à la mission de pacification avec ses soldats, ses médecins, ses infirmiers, ses policiers son personnel civil et ses VNU (volontaires des Nations Unies). C’est le cas d’Ayaba Lonlon Vendome. Elle est bénévole des Nations Unies depuis 2016. Elle est devenue responsable au Centre régional des opérations conjointes (RJOC) de le Minusma. Son travail consiste à collecter et à analyser des informations et à tenir les responsables de la mission informés de tous les aspects liés à la situation au Mali. Elle est également chargée de la coordination des missions sur le terrain, évacuations médicales de Mopti vers d’autres régions, notamment. La Togolaise intervient également en cas de crise en alertant le personnel de l’ONU et en les documentant pour les prises de décisions importantes. ‘Travailler est certes difficile dans ce contexte, mais c’est ainsi que vous grandissez et que vous vous améliorez’, confie-t-elle. Elle compte rester au service de l’ONU en espérant que la paix revienne très vite au Mali. La Minusma vient de dresser son portrait sur son portail.
SE RASSEMBLER AUTOUR DES DÉFIS COMMUNS
Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, est intervenu jeudi en fin de journée à la tribune des Nations Unies. Un discours prononcé au nom du président Faure Gnassingbé. ‘Le monde est pluriel et multipolaire. Tenir compte de cette évidence élargira, à coup sûr, la base de légitimité et l’efficacité de notre Organisation’, a déclaré M. Dussey dont le pays soutient le principe d’une décentralisation de l’exercice des responsabilités au niveau des Nations Unies pour mettre l’institution en phase avec la réalité du monde. L’ONU se réforme, certes, mais pas assez vite. ‘C’est moins un souhait qu’une nécessité. Le monde a évolué, de nouveaux problèmes et nouveaux acteurs ont émergé, la planète est aujourd’hui en souffrance, l’extrémisme violent et le terrorisme menacent le monde, de nouvelles formes de responsabilité sont apparues (…) Les Nations Unies, en tant que pôle d’exercice de la responsabilité collective, doit se mettre à jour (…) si elle veut efficacement jouer son rôle d’institution de service à la communauté humaine’, a souligné le ministre. Il s’est longuement étendu sur les défis auxquels l’Afrique fait face. Les changements climatiques, le terrorisme, l’extrémisme, l’intolérance religieuse la pauvreté, la migration Comme c’est l’usage lors d’un discours devant l’Assemblée générale, Robert Dussey a commenté la situation au Togo en mettant en relief la politique menée par le président Faure Gnassingbé qui souhaite parvenir au stade de pays à revenu intermédiaire, économiquement, socialement et démocratiquement stable et ouvert aux sollicitations du monde. Cette stratégie s’articule autour du Programme National de Développement (PND), adopté récemment. Mais il ne saurait y avoir de développement et de prospérité sans renforcement de la démocratie. ‘Le Togo poursuit résolument son processus de réformes constitutionnelles et institutionnelles en vue de consolider les acquis démocratiques et de garantir les droits et libertés à tous. Le gouvernement, dans cette perspective, déploie des efforts pour une issue définitive et durable aux soubresauts politiques que le pays a connus ces derniers mois, en continuant de rassembler la classe politique et la société civile autour des défis et des objectifs communs de paix, de progrès social et humain’, a déclaré M. Dussey. L’occasion pour le ministre de remercier la Cedeao qui s’est engagé pour une sortie de crise.
LE RÔLE EXEMPLAIRE DU TOGO AU MALI
Des contingents togolais sont présents au sein de la Minusma, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, depuis la création de cette force il y a 6 ans. Le Togo fournit notamment du personnel médical et des policiers. Ces hommes appartiennent aux unités d’UNPOL, la police des Nations Unies chargée d’assurer la sécurité des villes et des villages au Mali et de garantir la protection des civils dans tout le pays. Chaque jour, des patrouilles sont conduites en collaboration avec la police malienne. L’expertise des Togolais a largement contribué à ramener le calme. Leur action est régulièrement saluée par les responsables de l’ONU.
ENTRETIEN ENTRE LE PRÉSIDENT TOGOLAIS ET LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’est entretenu jeudi avec le Président de la République togolais S.E.M. Faure Gnassingbé. M. Guterres s’est félicité des progrès accomplis concernant les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles, notamment dans le cadre du dialogue inter-togolais, indique-t-on de source officielle onusienne à New-York. Il a encouragé le Togo à poursuivre le dialogue politique interne en vue des élections législatives prévues en 2018. Le secrétaire général et le président togolais ont également évoqué les questions liées aux menaces terroristes et à l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest. António Guterres a réaffirmé la volonté des Nations Unies de continuer à accompagner les pays de la sous-région dans la lutte contre ces fléaux.
UNE VRAIE MAÎTRISE DES QUESTIONS INTERNATIONALES
Le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey – récemment reconduit à son poste – fait partie des 100 Africains de l’année, selon le classement établi par le magazine New African. Un choix opéré en raison de son rôle actif dans plusieurs dossiers importants. Il y a d’abord les discussions ACP-UE dont il est le négociateur en chef, les questions sécuritaires et migratoires. Ministre des Affaires étrangères depuis 2013, Prof. Dussey a une maîtrise des relations internationales reconnue, souligne le magazine. ____ New African N°61 (version française) février/mars 2019
DES CASQUES BLEUS TOGOLAIS VICTIMES D’UNE ATTAQUE AU MALI
La mission de l’ONU au Mali (Minusma) a été la cible de deux attaques samedi. A Konna, dans la région de Mopti (centre), des Casques bleus togolais ont été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé (IED). Selon l’ONU, on dénombre trois blessés, dont un grave. Déployée en 2013, après que le nord du Mali est tombé sous la coupe de jihadistes liés à Al-Qaïda, la Minusma, compte environ 12.500 militaires et policiers, dontb plusieurs centaines de Casques bleus togolais. Le secrétaire général de l’ONU adresse ses sincères condoléances et sa sympathie aux familles des victimes et au gouvernement du Togo et souhaite un prompt rétablissement aux Casques bleus blessés », indique un communiqué de l’organisation. Une autre attaque dans le nord du Mali a fait deux morts et cinq blessés au sein du contingent burkinabè.
S.E.M. KOKOU KPYADEDO PRÉSENTE SES LETTRES DE CRÉANCE
Le nouveau Représentant permanent du Togo auprès des Nations Unies, M. Kokou Kpayedo, a présenté aujourd’hui ses lettres de créance au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. M. Kpayedo était depuis 2014, Ambassadeur du Togo au Canada. Entre 2009 et 2014, il était Secrétaire général du Ministère togolais des affaires étrangères et de la coopération. De 2003 à 2009, il était Ministre Conseiller à l’ambassade du Togo en France et membre de la Délégation permanente du Togo auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). M. Kokou Kpayedo a occupé plusieurs autres fonctions depuis son entrée au Gouvernement en 1991, y compris celui de Chef de cabinet du Ministre des affaires étrangères et de la coopération, de 2001 à 2003, et membre du Comité interministériel chargé de l’élaboration des rapports périodiques sur les droits de l’homme, de 1994 à 2001. M. Kpayedo est titulaires de diplômes de l’École nationale d’administration du Togo, de l’Institut international du droit du développement et de l’Université du Bénin au Togo. Né le 27 septembre 1961, il est marié et père de trois enfants. Source : UN/Press
LE TOGO RESTE AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME
L’Assemblée générale des Nations Unies a élu vendredi, à bulletin secret, 18 membres du Conseil des droits de l’homme qui siégeront aux côtés de leurs 29 pairs, pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2019. Le Conseil des droits de l’homme est composé de 47 États répartis comme suit : 13 États d’Afrique, 13 États d’Asie et du Pacifique, 8 États d’Amérique latine et des Caraïbes, 7 États d’Europe occidentale et autres États et 6 États d’Europe orientale. Les cinq sièges vacants de la région Afrique ont été remportés par le Burkina Faso avec 183 voix, le Cameroun, 176, l’Erythrée,160, la Somalie 170 et le Togo pour un second mandat avec 181 voix. Les Etats-Unis se sont retirés en juin du Conseil en accusant l’institution d’’hypocrisie’, notamment à l’égard d’Israël. ‘Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et a été un cloaque de partis pris politiques’, avait alors expliqué Washington.